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Sunday, 28 June 2009

Information/Invitation à l'atelier de formation et d'échanges sur le REDD et la déforestation au Togo

Information/Invitation à l'atelier de formation et d'échanges sur le REDD et la déforestation au Togo

Madame / Monsieur,

La déforestation est responsable d'environ 20% des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, et constitue la deuxième source en importance après l'utilisation des combustibles fossiles. Elle représente la cause principale de disparition de la biodiversité terrestre et elle est un facteur majeur de dégradation des bassins hydrologiques et du bouleversement des réserves d'eau.

Chaque heure, une forêt de la taille d'un terrain de foot disparait, estime t - on. Pendant les années quatre-vingt-dix, plus de 140 millions d'hectares de forêts tropicales ont ainsi été détruits. Freiner la déforestation devient incontournable si on veut assurer la viabilité de l'environnement et sauver l'équilibre du climat. Au Togo, plusieurs spécialistes pointent du doigt la déforestation, responsable des balancements des précipitations, comme cause majeur des troubles alimentaires que connaît le pays.

Au Togo, ce problème est plus que percutant. Les causes de la dégradation de ces écosystèmes sont à rechercher à plusieurs niveaux. La compréhension des dynamiques sous-jacentes responsables de la dégradation et de la déforestation doit permettre de prendre les mesures idoines. De plus, on a entendu ces dernières années parler de la valorisation du stock carbone contenu dans les forêts sur le marché carbone afin de payer les propriétaires et utilisateurs des forêts pour les préserver. Le plus connu de ces mécanisme est le REDD: la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.

Déjà, plusieurs pays ont déjà élaboré leur plan REDD et plusieurs financiers tels la Banque Mondiale ont déjà mis en place les organes nécessaires pour le financement de ces Plans REDD. Même si le débat, surtout engagé par la société civile, a amené les tenants de ce mécanisme à ajouter au REDD une dimension biologique et culturelle (afin que la forêt ne se limite pas seulement à son stock carbone mais à tous les services qu'elle rend), les REDD+ comme on les appelle désormais sont toujours sujets à polémique.

Qui financera le REDD? Avec quels fonds? Quels risques pour les communautés locales et les populations indigènes qui dépendent directement des forêts pour leur survie? Doit-on calculer le carbone dans les forêts dans le cadre des engagements des pays industrialisés au titre du protocole de Kyoto ou de Kyoto' prime (actuellement en négociation)? Quelle est la différence entre le REDD et les projets forestation/reforestation du MDP? Quelles opportunités pour l'Afrique et le Togo?

Enfin, au regard des nombreux défis qui pèsent sur le peu de forêt ou de formations forestières dont dispose le Togo, quel type de gestion doit-on appliquer dorénavant afin de sauver ce qui peut encore l'être. Et les aires protégées alors? L'Etat doit-il continuer tout seul? Quelle place doit être accordée aux collectivités (dans le cadre de la décentralisation) et aux organisations de la société civile? Que faire de nos mères, frères et cousins qui vivent de la transformation ou du commerce (illicite ou non) des produits forestiers?

Voilà des questions et enjeux auxquels l'atelier qu'organise JVE à l'INFA de Tové (120 km de Lomé), les 2-3 juillet 2009 tentera de répondre. Une étude menée par le cabinet Envi-Développement sur les causes profondes de la déforestation et de la dégradation des forêts au Togo, servira de document de travail lors de cet atelier d'échanges et de formation. Ceci est la première discussion publique autour du REDD au Togo: ne la ratez donc pas!

Thème: GESTION PARTICIPATIVE DES FORETS: ROLES DES COMMUNAUTES LOCALES

Venez découvrir qui sont les vrais coupables de la déforestation au Togo et dans le monde. Et ensemble, essayons de trouver les approches de solutions adéquates et durables.

Si votre structure ou vous mêmes n'avez pas encore reçu d'invitation formelle, mais que vous aimeriez y participer (à vos frais), merci de vous enregistrer auprès du comité à l'adresse ci dessous. Toute suggestion ou commentaire que ce message vous inspire, nous instruira énormément et nous aimerions donc vous lire. Merci de nous informer si vous êtes intéressés autrement par les conclusions de cet atelier ou si vous aimerez recevoir copie de l'étude qui sera validée à l'issue des travaux.

Bien cordialement

Amegbo KAYAWOE
Programme Biodiversité & Eco-citoyenneté
Jeunes Volontaires pour l'Environnement131, rue Ofé, Tokoin CasablancaBox 8823, Lomé, TogoTel +228-2200112 Mobile:+228-92517769, Fax:+228-2220648
E-mail: kayawoe75@yahoo.fr www.ong-jve.org

'ne détruisez pas ce que vous ne pouvez protéger'

Friday, 26 June 2009

Climate Change and Food Security

Written by Administrator
Friday, 19 June 2009 09:26

Drought and the increasing marginalisation of production systems have lowered the productivity of Namibian land, said Netumbo Nandi-Ndaitwah, Minister of Environment and Tourism at the commemoration of World Day to Combat Desertification.
She said farmers have difficulty in finding good grazing lands and that resources have become depleted.
“Forests for instance have disappeared at a fast rate. Once a common resource for the lives of families and communities as well as for ecological integrity are extremely acute and call for our immediate intervention. We must combat desertification in ways that reduce poverty,” said Nandi-Ndaitwah.

Land degradation takes a number of different forms including the depletion of soil nutrients, salinization, soil erosion and the degradation of vegetation cover due to overgrazing and deforestation.
Nandi-Ndaitwah said land degradation poses a serious threat to food security and rural livelihoods, particularly in poor and densely populated areas of the country.

“It also constitutes a huge drain on economic resources and has enormous socials costs. Many of the degradation processes are generated by poverty and food insecurity because desperate circumstances force communities to adopt unsustainable environmental practices such as the cutting down of trees, overgrazing through overstocking, amongst others. In order to break this vicious cycle, it is important to support actions that alleviate poverty and food insecurity while at the same time reducing environmental degradation, within the overall context of broad pro-poor national development strategies,” she said.

Desertification and land degradation in Namibia, as well as in the rest of Africa, have far reaching implications in achieving the Millennium Development Goals, said Lebogang Motlana, Resident Representative of the United Nations Development Program (UNDP).
“Efforts to address desertification and land degradation are instrumental for the achievement of poverty eradication and environmental sustainability.

http://www.economist.com.na/index.php?option=com_content&view=article&id=17088:land-degradation-a-major-problem&catid=539:general-news&Itemid=60


Unpredictable and extreme droughts threaten food security

UNCCD Executive Secretary concerned over severity of droughts in southern hemisphere and China; urges more coordinated international action

(Bonn, Germany, 9 February 2009) – Preventive action is more effective than costlier emergency relief and rescue missions. The Executive Secretary of the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) Luc Gnacadja warns that the current droughts in Argentina and Australia, some of the severest in decades in both countries, require the attention and long-term action of the international community. The two countries belong to the largest agricultural producers in the world yet current climatic patterns are subjecting their farmers to extremely dry conditions unlike any in recent memory.

"The world needs to increase its efforts to tackle the unpredictable and extreme occurrences of drought," says Mr. Gnacadja. "In its latest assessment the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) forecast that the length and severity of droughts would intensify in the future. The panel particularly pointed to Australia as a region that would be severely affected. The IPCC report also revealed that climate-related disasters in Latin America have more than doubled since 1970. The drought in Argentina is just a further example."

Indeed recent strong thunderstorms have given Argentine farmers respite, but large crop failures still threaten them. In both Australia and Argentina farmers have watched their plants and livestock wither under the effects of a heatwave this summer. Since March last year in Argentina, rainfall has been significantly below normal. Argentine farmers report that some 800,000 heads of cattle have been lost as a result. Wheat, maize and soy harvests are expected to drop by as high as 80 percent in the usually bountiful Pampas and Entre Ríos regions. Rural associations estimate that total Argentine grain production will fall 39 percent and as many as 1.5 million head of cattle could die.

The "Big Dry" in southeastern Australia has pushed the country's breadbasket along the Murray-Darling Basin river system, home to 43 percent of Australian farms, close to the point of no return. Usable storage is at 16 percent of capacity and 73 percent below normal for this time of the year, according to the Murray-Darling Basin Authority. The authority said the outlook is not hopeful in the next few months to regenerate the rivers.

The dramatic events in these two southern hemisphere cereal exporters are being compounded by a drought in northern China that the Chinese government says is putting half of the country's winter crop under threat and affecting some four million people. The region of Henan is experiencing its worst drought in nearly six decades. The country's drought relief agency called it an event "rarely seen in history". In light of the water shortages in what are usually areas that receive sufficient rain, the world must do more to combat the effects of drought.

The UNCCD is strongly positioned to take on a central role in mitigating the effects of drought around the world. The Convention's 10-year strategic plan that was adopted in 2007 is leading the UNCCD to build effective partnerships between national and international actors.

"The food crisis continues in countries that deal with erratic rainfall, like in Sub-Saharan Africa. In addition, many of these countries are food importers, so to see the extreme drought in Argentina, Australia, and now China, is indeed alarming," says Mr. Gnacadja. "Comprehensive early warning systems are the key in these areas. Such systems could be a precious tool for governments, institutions and farmers to anticipate and better prepare for longer and recurrent dry spells or deluge of rains. It is necessary to coordinate more now than ever the successful sustainable farm practices on a global basis as climate change presents a greater threat to food production." By implementing the Strategy, countries will promote sustainable land management and generate global benefits for farmers and other land users around the world.

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Developed as a result of the Rio Summit, the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) is a unique instrument that has brought attention to land degradation to some of the most vulnerable ecosystems and people in the world. Twelve years after coming into force, the UNCCD benefits from the largest membership of the three Rio Conventions and is increasingly recognized as an instrument that can make an important contribution to the achievement of sustainable development and poverty reduction.

http://www.unccd.int/publicinfo/pressrel/showpressrel.php?pr=press09_02_09

Land degradation a major problem

Written by Administrator
Friday, 19 June 2009 09:26

Drought and the increasing marginalisation of production systems have lowered the productivity of Namibian land, said Netumbo Nandi-Ndaitwah, Minister of Environment and Tourism at the commemoration of World Day to Combat Desertification.
She said farmers have difficulty in finding good grazing lands and that resources have become depleted.
“Forests for instance have disappeared at a fast rate. Once a common resource for the lives of families and communities as well as for ecological integrity are extremely acute and call for our immediate intervention. We must combat desertification in ways that reduce poverty,” said Nandi-Ndaitwah.

Land degradation takes a number of different forms including the depletion of soil nutrients, salinization, soil erosion and the degradation of vegetation cover due to overgrazing and deforestation.
Nandi-Ndaitwah said land degradation poses a serious threat to food security and rural livelihoods, particularly in poor and densely populated areas of the country.

“It also constitutes a huge drain on economic resources and has enormous socials costs. Many of the degradation processes are generated by poverty and food insecurity because desperate circumstances force communities to adopt unsustainable environmental practices such as the cutting down of trees, overgrazing through overstocking, amongst others. In order to break this vicious cycle, it is important to support actions that alleviate poverty and food insecurity while at the same time reducing environmental degradation, within the overall context of broad pro-poor national development strategies,” she said.

Desertification and land degradation in Namibia, as well as in the rest of Africa, have far reaching implications in achieving the Millennium Development Goals, said Lebogang Motlana, Resident Representative of the United Nations Development Program (UNDP).
“Efforts to address desertification and land degradation are instrumental for the achievement of poverty eradication and environmental sustainability.

http://www.economist.com.na/index.php?option=com_content&view=article&id=17088:land-degradation-a-major-problem&catid=539:general-news&Itemid=60

Victims of a warming world may be caught in a bureaucratic limbo unless things are done to ease—and better still, pre-empt—their travails

Victims of a warming world may be caught in a bureaucratic limbo unless things are done to ease—and better still, pre-empt—their travails

Panos
THE airstrip at Lokichoggio, in the scorched wastes of north Kenya, was once ground zero for food aid. During Sudan’s civil war, flights from here kept millions of people alive. The warehouses are quieter now, but NGOs keep a toehold, in case war restarts—and to deal with what pundits call the “permanent emergency” of “environmentally induced” migration.

Take the local Turkana people. Their numbers have surged in recent decades, and will double again before 2040. But as the area gets hotter and drier, it has less water, grazing and firewood. The drought cycle in northern Kenya has gone from once every eight years to every three years and may contract further. That means no recovery time for the Turkana and their livestock; the result is an increasingly frantic drift from one dry place to another.

A local crisis with local causes? Only partly. Scientists think it is part of a global phenomenon: people across the world on the move as a result of environmental degradation. Just how many are moving, or about to move, is maddeningly unclear.
The International Organisation for Migration thinks there will be 200m climate-change migrants by 2050, when the world’s population is set to peak at 9 billion. Others put the total at 700m.

These startling numbers may conjure up a picture of huge, desperate masses, trekking long distances and if necessary overrunning border defences because their homelands have dried up or been submerged. But at least initially, the situation in Kenya and other parts of east Africa is likely to be more typical: an already poor population whose perpetual search for adequate pasture and shelter grows harder and harder. In such conditions, local disputes—even relatively petty ones between clans and extended families—can easily worsen, and become embroiled in broader religious or political fights. And that in turn makes it harder for everybody in the area to survive, and more desperate to find new places to live, even if they are not far away.

A new report—“In Search of Shelter”—by the United Nations University, the charity CARE and Columbia University in New York lists the eco-migration “hot spots”: dry bits of Africa; river systems in Asia; the interior and coast of Mexico and the Caribbean; and low islands in the Indian and Pacific Oceans.

A one-metre rise in sea levels could displace 24m people along the Ganges, Brahmaputra, Irrawaddy, Salween, Mekong, Yangtze and Yellow rivers—which together support a quarter of humanity. A two-metre rise could uproot 14m people on the Mekong alone and swamp much of its farmland. Meanwhile, the melting of the Himalayan glacier will cause floods and erosion upstream, boosting the price of rice and other staples. And many regional conflicts could be exacerbated.

The scale of the likely population shift raises big questions. Will climate-change migrants be recognised? The classic definition of refugees—tossed between states by war or tyranny—is outdated. Eco-migrants will be paperless paupers, whose multiple woes are hard to disentangle.

Poverty campaigners want a revised legal regime to protect the new migrants. However, this looks tricky. America resists calling them “environmental refugees”: the word “refugee” implies guarantees that cannot realistically be given to the coming torrent of migrants. As American diplomats quietly admit, their rich country is still reeling from Hurricane Katrina in 2005, which killed 1,800 people and displaced hundreds of thousands.

Can the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) expand to cope with eco-migrants? It has already struggled to widen its remit to include the internally displaced (26m at the end of 2008) as well as strictly-defined refugees (10m, excluding the Palestinians who come under another agency). A tenfold surge in the numbers within its orbit would push the agency out of control, says James Milner, a professor at Ottawa’s Carleton University. Meanwhile some aid workers see signs of a competition between institutions to take ownership of the eco-migration issue, perhaps by oversimplifying it.

Charles Ehrhart of CARE thinks UNHCR will remain central, but wonders how it or anybody can now distinguish between “forced” and “voluntary” migration. He says climate change may cut agricultural output by half in lowland Africa by 2020. “In such a context, does migration constitute a choice or a necessity?”

Migrants’ rights may be easy to assert for islanders whose homes are drowned—but hard in the case of big, messy movements across Africa and Asia. Most of the displaced will drift to the next-most-liveable place, as the poor do anyway.
“Many states are already overwhelmed by internally displaced populations,” says Mr Ehrhart. “Will they be able to support even more people on the move? If not, whose duty is it to make up the difference?”. At the least, the gap between carbon usage and climate change’s effects portends angry North-South rows.

Meles Zenawi, who as Ethiopia’s prime minister will speak for Africa at several global gatherings this year, predicts that some parts of the continent will become uninhabitable and “those who did the damage will have to pay.” At the December summit on climate change in Copenhagen, he hopes that Africa will “aggressively” demand compensation for environmental damage as well as help with migrants and the mitigation of climate change: in his view a demand of $40 billion would be reasonable.

Many agree that more research is needed to pinpoint the reasons why migrants pick up sticks. People concur that climate change fuels conflict in Darfur, but nobody knows how big a factor it is. Drought helped jihadist fighters seize bits of south Somalia, but was it the main reason?
Gloom abounds. James Lovelock, an environmental guru, posits a collapse in human population, in part related to migration, with a few “lifeboat” regions surviving. Then there is the pace of social change. The number of “megacities”—with populations in the tens of millions—may grow to several hundred by the middle of the 21st century. Most are poorly planned.

Would a migrant from a collapsed city receive aid? “We’ve not experienced anything of this kind, where whole regions, whole countries, may well become unviable,” says Jeffrey Sachs, head of Columbia University’s Earth Institute.

No wonder strategists see vast new security risks, and a big expansion in the world’s “ungoverned spaces”. But much can be done before the exodus turns biblical. In West Africa subsistence farming is badly irrigated. Improve that, throw in some seeds and fertiliser, scrap tariffs, build warehouses and roads, and the region may beat the worst of climate change.

Geographers at UN Habitat, a city-planning agency, say conurbations must adapt to the needs of climate-change migrants. “You can’t just stockpile people,” says Alex de Sherbinin of Columbia University. The pressure is tangible in Addis Ababa, which already has teeming slums. The price of teff, a staple, has surged after a famine that is still pushing people to the city. Mr Meles is not alone in his wrath.

http://www.economist.com/world/international/displaystory.cfm?story_id=13925906

Wednesday, 24 June 2009

Eau et assainissement : croyances, modes et modèles

Le magazine du Programme des Nations Unies pour Volume 16 no. 3 l’environnement
http://www.unep.org/PDF/OurPlanet/Our_Planet_Nov05_Fr.pdf


Vers un assainissement urbain durable en Afrique subsaharienne: approche innovante de planification de
la gestion des boues de vidange.

http://biblion.epfl.ch/EPFL/theses/2006/3530/EPFL_TH3530.pdf

Eau et assainissement : croyances, modes et modèles

Janique Etienne [*]

Résumé de l'article
Les politiques de développement sont généralement influencées par des "idées reçues", souvent rattachées à des contextes très spécifiques et inadaptées à une réalité complexe et multiforme. Cependant, face aux idées erronées sur l'eau et l'assainissement et à la complexité effective du tissu urbain et de l'environnement socio-économique, culturel et politique des pays en développement, les réflexions portent aujourd'hui dans ce secteur sur de nouvelles formes d'engagement des acteurs publics et privés, au niveau international aussi bien que local. Still and more than once, development policies are influenced by generally accepted ideas elaborated in a very specific context and out of touch with a complex and multifaceted reality. As a way to fight misconceptions on water and sanitation, new reflections are blossoming at the moment. Locally and internationally, they deal with new modes of engagement from public and private actors.

Plan de l'article
• Quelques idées reçues
— "Les pauvres sont concentrés dans les zones périphériques des grandes agglomérations"
— "La gestion communautaire est adaptée à l'organisation sociale traditionnelle et est la moins coûteuse pour les usagers du service d'eau potable"
— "Les ménages des quartiers défavorisés ne sont pas solvables"
— "Les branchements sociaux et une grille tarifaire progressive vont permettre d'améliorer sensiblement l'accès à l'eau des plus pauvres"
• De nouvelles réflexions
— Inciter à desservir les pauvres par l'engagement contractuel
— Diversifier l'offre de service pour la rendre accessible à plus d'usagers…
— Promouvoir des partenariats régulés
• Références bibliographiques

Les politiques de développement sont souvent influencées par des "idées reçues", rattachées à des contextes très spécifiques et inadaptées à une réalité complexe et multiforme. Nombreuses sont les évaluations rétrospectives des projets, études et recherches qui contribuent pourtant à relever cette complexité, mais, comme il est difficile de la prendre en compte effectivement, ces clichés, croyances, modes, alors érigés en modèles, restent toujours attrayants.

QUELQUES IDÉES REÇUES


Dans le secteur de l'accès aux services d'eau et d'assainissement dans les quartiers défavorisés des villes des pays en développement (PED), il est ainsi possible de procéder à une relecture de certaines de ces idées reçues, qui sera effectuée ici sur quatre thèmes : le mode d'occupation du sol, la participation des usagers à la gestion de l'eau, leur demande et solvabilité, les politiques commerciales des sociétés d'eau envers les pauvres.

"Les pauvres sont concentrés dans les zones périphériques des grandes agglomérations"
Quartiers "périurbains", "défavorisés", "bidonvilles", etc., autant de termes qui, lorsqu'ils sont utilisés par les acteurs des services urbains, font implicitement référence à un déficit de ces services (eau, électricité, assainissement, etc.). Pour autant, de telles formules, souvent imprécises quant à la nature de ces quartiers, pourraient laisser croire que ceux-ci sont en marge de l’agglomération, par leur taille comme par leur localisation. L’examen des taux de desserte en eau de nombreuses capitales des PED montre pourtant que de tels quartiers accueillent souvent plus de 50 % de la population (graphique 1).

Ils ne sont donc en rien "marginaux", mais constituent la ville dans son développement actuel. A Port-au-Prince, capitale d'Haïti, par exemple, le taux de desserte en eau est inférieur à 50 % de la population et environ 80 % des 2 millions d'habitants résident dans des bidonvilles.

Les quartiers périurbains ou semi-urbains correspondent aux zones de transition entre le monde rural et le secteur urbain, et ils sont en général situés en périphérie des villes ; mais des poches de pauvreté peuvent également exister au cœur historique de la cité ou être intégrées à ses quartiers résidentiels. Les géographes et les urbanistes font une distinction, en fonction du mode d'occupation du sol, entre des quartiers "spontanés" (pouvant être régularisés) et des quartiers "illégaux" (caractérisés par l'absence de titres fonciers ou de permis d'occuper, la présence de squatters ou encore des titres de propriété issus du seul droit traditionnel, etc.). La nature de l'habitat permet également d'opposer les "bidonvilles" aux "quartiers insalubres".

De telles distinctions ont un impact sur la demande en eau des ménages, puisqu'il est évident qu'une famille susceptible d'être "déplacée" n'investira pas massivement pour raccorder son domicile au réseau d'adduction. Dans tous les cas, demeure une corrélation forte entre le statut des occupants (propriétaire détenant un titre légal, propriétaire selon le droit traditionnel, locataire, squatter, etc.) et leur volonté d’investir dans un meilleur accès aux services. De surcroît, pour les ménages à faible revenu, la part consacrée à l’eau entre en concurrence avec les investissements pour d'autres services ou pour améliorer l’habitat.

Souvent, les zones d’occupations illégales sont volontairement ignorées par les autorités ou ne sont pas prises en compte par les exploitants de réseau. A Abidjan par exemple, 70 % de la population qui n'est pas desservie par le réseau d'adduction d'eau n’est pas ivoirienne et se trouve installée dans des quartiers illégaux. Elle n’a donc pas accès aux branchements sociaux réservés aux propriétaires fonciers.

"La gestion communautaire est adaptée à l'organisation sociale traditionnelle et est la moins coûteuse pour les usagers du service d'eau potable"

La gestion "communautaire", idéalisée par les organisations non gouvernementales (ONG) et qui reste une conditionnalité courante des bailleurs de fonds internationaux dans les programmes d'hydraulique villageoise, permet, en théorie, d'assurer la pérennité des équipements d'adduction d'eau par une délégation de leur gestion au niveau villageois. Cette solution a été adoptée après un constat d'échec de programmes antérieurs, qui mettaient l'accent sur les investissements "physiques" et non pas "humains". Ce mode de gestion repose sur le postulat d'une appropriation par les villageois d'un bien public (le forage) et d'une autogestion par un comité villageois (comprenant de 5 à 10 personnes) démocratiquement élu par les usagers (ce qui suppose aussi des liens traditionnels de solidarité).

Dans les faits, de telles structures fonctionnent rarement conformément aux prescriptions des dispositifs initiaux des projets. Elles peuvent prendre différentes formes selon le mode d'organisation sociale local, mais leur appropriation par un ou plusieurs notables reste extrêmement fréquente. Elles deviennent alors plus une sorte de gestion privée informelle, par un chef de village ou un commerçant (qui pourra financer d'éventuelles réparations), qu'un engagement communautaire réel (voir le texte cité en "Annexe"). L'environnement socio-politique local, où dominent souvent aînés de lignage, élus, commerçants, fonctionnaires, etc., explique largement cet état de fait, qui tend à privilégier les intérêts individuels et non l'intérêt collectif. De plus, la constitution des comités de gestion dans le cadre de "projets" s'effectue trop souvent dans des délais tendus n'autorisant pas une approche différenciée par catégorie d'utilisateurs ni la mise en place de structures les représentant.

Si des difficultés se présentent, on constate aussi généralement que la légitimité des comités de gestion est remise cause par les usagers. Mais, bien que les commentaires soient parfois virulents, la revendication est rarement suivie d'effets, et les caisses villageoises épargnant les recettes de vente de l'eau afin d'entretenir et renouveler les équipements collectifs peuvent s'envoler avec les comités qui la gèrent.

L'idée qu'un comité villageois reviendra moins cher qu'un opérateur privé en charge de la gestion des mêmes équipements hydraulique tient parfois du mythe : détournements financiers, difficultés à gérer les équipements de manière professionnelle ou à investir pour d'éventuelles extensions, manque de disponibilité liée au bénévolat imposé aux membres du comité, voilà autant de facteurs de risque pour le développement des projets selon les modalités prévues à l'origine et donc de possibilités de surcoût.
En milieu urbain également, on relève ce type de comportement opportuniste d'un petit groupe d'individus, par exemple à Port-au-Prince, chez certains "comités d'lo". Ils sont censés représenter les consommateurs et ont été constitués pour assurer la distribution et la vente de l'eau dans les quartiers défavorisés, en partenariat avec la société assurant ce service. Ce dernier est, en fin de compte, rendu correctement, mais la légitimité des comités est parfois remise en cause par les usagers qui ne se reconnaissent plus dans ces structures.

Il en va de même pour l'assainissement et la propreté de la ville. Selon une étude récente sur le Burkina Faso (Shadyc-Gril, 2002), la dégradation de cette dernière traduit aussi l'état présent du lien social : "L'indifférence à la pollution du voisinage par la saleté a pu être interprétée comme un indicateur de l'affaiblissement du lien social, de la solidarité de voisinage et, plus généralement, de la dégradation du rapport entre les hommes et leur cité […]. La cause de ces dégradations est évidemment le processus de modernisation de la vie urbaine, qui touche inégalement et à des degrés divers les groupes sociaux et qui renvoie les couches économiquement faibles à la périphérie de la modernité."

Pour pallier tout cela, se forment aujourd'hui des associations d'usagers dotées d'une personnalité morale, constituées par les responsables du développement, en veillant à ce qu'elles représentent effectivement des ménages organisés par quartiers ou bornes-fontaines. C'est ainsi que, depuis 1996, le Mali a mis en place un dispositif original d'audit technique et financier dans le cadre de la régulation du service de l'eau par de telles associations. Structures privées, rémunérées par une redevance prélevée sur la vente de l'eau (au prix de 20 francs CFA le mètre cube), ces associations d'usagers sont en charge du suivi technique et financier des exploitants. Ce dispositif permet d'accompagner et de renforcer leurs capacités.


La diffusion de l'information relative à leurs performances techniques et financières assure une forme de régulation et permet au maître d'ouvrage d'assurer un contrôle plus efficace (dont l'importance est accrue par la perspective du transfert de compétences aux collectivités locales). Depuis 1996, la maîtrise des coûts dans les 6 premiers centres suivis par la cellule d'audit est manifeste (voir graphique 2) : le coût de revient moyen du mètre cube produit est passé de 431 à 228 francs CFA (0,66 à 0,35 euro), et l’écart entre les valeurs minimale et maximale s’est réduit. Quatre ans après la création de la structure, se produisait déjà une convergence des coûts de revient entre les différents centres, reflétant ainsi une gestion optimisée des infrastructures.


"Les ménages des quartiers défavorisés ne sont pas solvables"
L’insolvabilité des ménages des quartiers défavorisés est une idée très répandue parmi les acteurs du développement. C’est généralement avec cet argument que des investissements se trouvent différés dans des quartiers où les besoins restent pourtant parmi les plus criants. A Port-au-Prince, cette vision prévalait avant la mise en place d'un dispositif de gestion partagée entre société d'eau et comités locaux, permettant de desservir 180 000 habitants des quartiers défavorisés. Or, ce nouveau système a permis de constater que le taux de recouvrement des factures d'eau, qui n'est que de 37 % sur l'ensemble de la capitale haïtienne, s'élève à plus de 80 % dans ses bidonvilles !


De nombreux travaux de recherche et études ont dénoncé les tarifs élevés pratiqués par le secteur informel, qui vient compenser sous diverses formes le déficit de services publics dans ces zones déshéritées. Ces tarifs peuvent en effet s'établir à plus de 10 fois celui de la première tranche de consommation en période de pénurie. Ainsi, à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, la barrique de 200 litres a pu se vendre jusqu’à 1 000 francs CFA (soit 5 000 francs CFA ou 150 euros le m3 d'eau potable !) durant les deux années de sécheresse de 1993 et 1994.


Dans l'économie informelle, il est devenu classique d’opposer la difficulté des ménages et des individus à mobiliser des montants importants pour régler des factures bimensuelles ou trimestrielles à leur capacité permanente de débourser de petites sommes au quotidien. La solvabilité des ménages renvoie en fait à deux facteurs : la nature de la demande et la volonté effective de payer pour un service donné. La première est généralement très hétérogène dans l’espace et dans le temps. Elle se module sur la possibilité ou non de s'approvisionner hors du réseau public d'adduction d'eau (à des puits traditionnels ou modernes, grâce à des forages privés, des sources, des citernes d’eaux pluviales, etc.), ainsi qu'en fonction des variations saisonnières (certaines des solutions alternatives disparaissant en saison sèche). Elle varie aussi, bien entendu, avec les caractéristiques sociales et économiques des ménages.


A partir d'enquêtes menées en milieu urbain et semi-urbain en Afrique subsaharienne, nous avons pu montrer (Etienne, 1998) que le seuil d’indifférence au prix du mètre cube d'eau aux bornes-fontaines (prix à partir duquel les usagers délaissent le réseau pour une autre source d’approvisionnement) dépendait largement de la quantité de sources d’approvisionnement alternatives au réseau public. Suivant nos calculs, un tel seuil passait en 1998, sur l'échantillon étudié, de 0,70 euro/m3 lorsque la ressource était rare à 0,55 euro si les solutions alternatives étaient nombreuses ; en deçà de 0,55 euro/m3, les ménages ne se plaignaient pas du prix, quelle que soit leur situation financière.


"Les branchements sociaux et une grille tarifaire progressive vont permettre d'améliorer sensiblement l'accès à l'eau des plus pauvres"
Les sociétés publiques ou privées disposent d'un nombre, encore limité, d'outils pour favoriser l'augmentation des taux de desserte par branchements, en particulier dans les zones les plus défavorisés : dans le cas des branchements dits "sociaux", le raccordement des particuliers au réseau d'adduction d'eau est alors fortement ou totalement subventionné. Ces systèmes s'accompagnent d'une tarification par tranche, la première tranche (classiquement 6 à 10 /m3) bénéficiant elle aussi d'une forte subvention.


Or, malgré des taux de desserte relativement faibles, les délégataires du service de l'eau ont parfois constaté que les demandes effectives de branchements pouvaient être largement inférieures à leurs attentes. Il y a plusieurs explications à cela : tout d'abord, l'accès aux branchements sociaux étant souvent conditionné à un titre de propriété en bonne et due forme, toute une partie de la population se trouve exclue. En outre, on exige parfois un bulletin de salaire pour délivrer l'eau à l'usager, même dans les quartiers où les activités du secteur informel fournissent la grande majorité des revenus des résidants. Enfin, la demande étant considérée d'avance comme acquise, les campagnes d'information et la connaissance des demandes des usagers sont souvent très réduites.


C'est ainsi qu'en 1999, un programme d'adduction d'eau en Guinée souffrait d'un important retard dans la cadence d'installation des branchements neufs (s'élevant à 22 % seulement de celle prévue dans les objectifs). Un certain rattrapage eut lieu par la suite, grâce à de meilleures conditions financières offertes aux usagers mais, simultanément, le nombre de branchements inactifs (coupés) se mit à progresser pour se situer autour de 27 %. L'absence d'une politique commerciale tenant compte des réalités sociales semble être à l'origine de cette situation. Une facturation mensuelle (et non pas bimensuelle), notamment, aurait pu contribuer à réduire le montant des impayés en étant mieux adaptée aux revenus des ménages.


Le coût d'accès au branchement peut également devenir un obstacle s'il ne correspond pas à la demande. Dans le cadre de l'actuel contrat de concession du service d'eau de Buenos Aires, on décida à l'origine de mettre le coût d’extension du réseau à la charge des nouveaux usagers raccordés, en leur faisant payer une surtaxe élevée. Mais il fallut ensuite renégocier le contrat initial et décider d'une prise en charge de ces investissements par l’ensemble des usagers.
Il est reconnu aujourd'hui que des structures tarifaires progressives ne bénéficient pas aux plus pauvres. Dans ce milieu social, il est rare en effet qu'un compteur corresponde bien à une seule famille. Même lorsque les consommations unitaires demeurent les plus faibles (de 20 à 60 litres par personne et par jour), le volume facturé représentant celles de 3 ou 4 familles dépassera rapidement le niveau de la tranche sociale concernée. Il en va de même dans le cas d'une revente de l'eau aux voisins, le propriétaire du compteur reportant alors le coût de la consommation excessive sur des acheteurs qui n'ont pas, contrairement à lui, d'accès au réseau ! Dans certains cas, comme à Abidjan, un tarif progressif vient aussi s'appliquer aux bornes-fontaines. Tous ces paradoxes, identifiés dès 1992 par Whittington, sont encore très sensibles aujourd'hui.

DE NOUVELLES RÉFLEXIONS

C'est pourquoi, face à la complexité effective du tissu urbain et de l'environnement socio-économique, culturel et politique des PED, les réflexions portent aujourd'hui dans ce secteur sur de nouvelles formes d'engagement des acteurs publics et privés, au niveau international aussi bien que local.

Inciter à desservir les pauvres par l'engagement contractuel

Le type et le contenu du contrat d'adduction d'eau peuvent inciter ou au contraire décourager l’opérateur dans le raccordement des ménages à faibles revenus, pour lesquels les conditions d’accès ou autres génèrent des coûts élevés.

Dans le cas d'un contrat de simple gestion du service public, l’opérateur privé n’étant pas rémunéré proportionnellement aux ventes, l’incitation à desservir de nouveaux clients demeure faible. En revanche, lorsque l’opérateur perçoit les recettes de la vente de l’eau grâce à un contrat de concession, il a intérêt à étendre la desserte, sous réserve que ces recettes restent supérieures au coût du service. Le tarif social ne doit pas alors être trop bas. Sans incitation ou obligation contractuelle autre, l’opérateur aura tendance, en cas de déficit de production, à privilégier la fourniture d’eau aux ménages des tranches tarifaires supérieures plutôt que d’étendre le réseau aux petits consommateurs.

Afin de mieux desservir les pauvres, les objectifs d’augmentation de la desserte peuvent aussi définir une hiérarchie de priorités géographiques, échelonnées dans le temps. Mais de telles mesures demeurent inefficaces si les zones à desservir se réduisent à des poches de très petite taille au milieu de quartiers plus aisés ou lorsque les objectifs fixés sont si modestes qu’un opérateur privé conservera de ce fait la possibilité d'ignorer les ménages les plus pauvres (Water and Sanitation Program-PPIAF, 2002).
Exemple sur la voie à suivre, une taxe sur le prix de l’eau alimente en Côte d’Ivoire un fonds devant permettre d'étendre le réseau et de subventionner de nouveaux branchements. La société Sodeci, en charge de ces travaux, est rémunérée en fonction des nouveaux raccordements. Ce dispositif a permis la réalisation de plus de 300 000 branchements supplémentaires depuis le démarrage du contrat d'affermage en 1987.

Diversifier l'offre de service pour la rendre accessible à plus d'usagers…
Les contraintes à l'extension de la desserte peuvent, dans certains cas, être levées par la diversification de l'offre de service : si un raccordement par branchement domiciliaire selon les standards classiques n’est pas envisageable, en raison de l’étroitesse ou de l'accessibilité des rues et du statut d’occupation du sol ; quand le tarif ne peut absorber le surcoût correspondant ; enfin pour répondre à la demande des usagers.

Ces diverses considérations ont conduit certains opérateurs à revoir les spécifications techniques des travaux d’extension et de raccordement au réseau (diamètre minimum des canalisations, matériau utilisé, profondeur, etc.). Ils ont donc diversifié leur offre technique et les modalités de gestion correspondantes avec des solutions comme : la borne-fontaine payante ; la vente d’eau "en gros" à un groupement d’usagers (avec un seul compteur installé en tête de quartier), à une association de résidents ou un opérateur privé se chargeant de la refacturation et de l’entretien du réseau tertiaire ; des branchements dits "condominiaux", avec des canalisations de faible diamètre dans chaque concession familiale (si la configuration des lieux le permet) ou encore des branchements à faible pression.

En fait, une multitude de combinaisons sont possibles, sous réserve d'une révision des normes de conception des systèmes (des standards minimums restent à définir) et/ou du monopole de la société nationale afin de permettre l'intervention d'autres types d'opérateurs. La définition des offres de service devrait alors reposer sur la demande des utilisateurs.

A El Alto, en Bolivie, les systèmes condominiaux adoptés pour l’assainissement ont été si efficaces et si peu coûteux qu’en 2001, l’Institut bolivien des normes et standards techniques a retenu officiellement leurs normes techniques pour les égouts.
Réviser les standards de conception des systèmes à l'échelle nationale risquant cependant d'être une entreprise laborieuse, on pourrait également, à la demande des autorités locales, imaginer d'autoriser certaines zones à bénéficier de normes allégées pour accélérer leur accession aux services d'eau et d'assainissement.

Dans le cas où l'on révise à la baisse les normes de conception des systèmes, la qualité de l’eau et sa disponibilité doit alors devenir une préoccupation de tous les instants. Car toute coupure d’eau pénalise d'abord les ménages à faible revenu, qui ne disposent généralement pas de réservoirs de stockage à leur domicile. Les points d’eau collectifs comme les bornes-fontaines rendent également beaucoup plus difficile la maîtrise de la qualité de l’eau. En effet, le contrôle de l’opérateur du réseau s’arrête à la borne-fontaine où l’eau est facturée à un fontainier, qui la revend ensuite aux ménages ou à des porteurs-revendeurs. Plusieurs études épidémiologiques ont permis de souligner dans ce cas l'importance de la perte qualitative pendant le transport et le stockage de l’eau (notamment si celle-ci est entreposée dans des jarres sans couvercle).

Promouvoir des partenariats régulés

Au delà de solutions techniques, l'amélioration rapide des conditions d'accès à l'eau dans les quartiers défavorisés passe aussi par l'implication accrue de différentes catégories d'acteurs.
De petits opérateurs privés locaux et des associations d’usagers occupent, le plus souvent de manière informelle, des segments de marchés qui ne sont pas couverts par l’opérateur principal mais pour lesquels il existe cependant une demande solvable des ménages. Il peut s’agir de transporter l’eau jusqu'aux concessions particulières, ou bien de l'extraire grâce à un forage privé pour la distribuer au voisinage. Les exemples d'une prise en charge de l'intégralité de l'exploitation et de la distribution par des associations ou des opérateurs privés sont nombreux dans les villes moyennes des PED, hors du périmètre couvert par la société d'eau locale. Tous ces cas témoignent de la capacité populaire à gérer des systèmes d'adduction d'eau et d'assainissement, certes quelque peu simplifiés, la distribution étant le plus souvent assurée sous un mode collectif, par bornes-fontaines. Le secteur privé local a ainsi la capacité d’assurer, à moindre coût, une partie des tâches de l’opérateur titulaire du contrat de délégation.

A Manille, notamment, la société Impart intervient à la demande des autorités locales dans 6 quartiers pauvres de la ville. Ce fournisseur d'équipement achète l'eau au prix de gros aux deux concessionnaires travaillant dans la capitale des Philippines, afin d'étendre le réseau de distribution à moindre coût (selon des standards minimaux) et de vendre l'eau aux usagers. L'adoption de ce système a permis de desservir 24 000 ménages supplémentaires.

De telles formes de partenariat entre sociétés d'adduction d'eau, autorités locales et petits opérateurs privés permettront sans doute d'améliorer dans un avenir proche le niveau de desserte hydrique dans les villes des pays en développement. Mais leur généralisation nécessitera de sortir des modèles les plus conventionnels de délégation de gestion, ainsi que des critères usuels de conception des systèmes et des pratiques contractuelles les plus courantes.
Annexe

SAMARI, LES DEUX FONTAINIÈRES ET LES SIX VIEILLARDS

J.-P. Olivier de Sardan, Y. Diallo et A. Elhadji Dagobi (2000) signalent, dans leur étude anthropologique sur l'hydraulique villageoise au Niger, la situation suivante observée dans un village situé au nord de Niamey et qui pourrait, à elle seule, constituer un apologue sur les difficultés sociales liées à la gestion de l'eau :

"Samari, commerçant important de Bangoutara (département de Tillabéri, Niger) avait été l’interlocuteur de l’équipe du forage, et est ainsi devenu le gestionnaire du forage, à la fois président et trésorier […] Ayant opté pour le principe de la vente au seau (un épi de mil ou une mesure de grain pour un seau), il a fallu résoudre le problème des fontainiers. Personne ne voulait s’en occuper, Samari a proposé que chaque famille délègue à tour de rôle deux personnes pour cela. En fait, personne n’a accepté, sauf deux femmes de la concession de Samari, choisies par lui, Kouti et Kouli.

"— Kouli : “Personne ne voulait faire le travail parce que ça ne rapportait pas.”
"— Kouti : “C’était considéré comme une perte de temps. Chacun disait qu’il allait au champ, donc il n’avait pas de temps pour aller garder un puits. Toutes les concessions ont refusé de faire le travail, seules Kouti et moi avons accepté et avons continué à travailler avec Samari. Moi, il m’arrivait parfois de rester tard sur le forage pour vendre l'eau aux femmes qui venaient. Je ne rentrais que quand je voyais qu’il n’y avait plus personne qui voulait prendre de l'eau. Alors, je fermais ça à clef et j’allais remettre la clef à ma camarade Kouli qui allait me remplacer le lendemain”.

"Toutes deux ont reçu un surnom. Kouli, qui refusait toute faveur et n’acceptait pas qu’une femme prenne de l’eau sans payer, a été surnommée “ceferia”, l’impie. Kouti, plus souple et arrangeante, est devenue quant à elle “alsilaama”, la croyante.
"Mais Samari a été acculée un jour à la démission, à partir de rumeurs de “détournement”. Un nouveau comité s’occupe actuellement du forage. En fait, il s’agit d’un groupe de 6 vieillards installés en permanence près du forage, sous un hangar (4 d’entre eux étant officiellement président, trésorier, fontainier et hygiéniste).

"Pour Samari, il s’est agi d’un complot : “Au départ, les gens ne savaient pas quel argent on pouvait tirer de ces pompes. Les gens ne savaient pas que les pompes pouvaient générer de l'argent […] Ceux qui sont jaloux de mon commerce ont passé par la gestion des pompes pour m’attaquer, mais en réalité ces gens-là voulaient prendre ma place, c’est-à-dire qu’ils voulaient vendre l'eau et garder l'argent pour eux. Ce sont ces gens qui sont en train de gérer la pompe aujourd’hui. […] Ce sont les vieillards qui gèrent la pompe maintenant qui ont été les instigateurs. Certains sont des proches parents du chef du quartier défunt. Parmi eux, on peut citer son petit frère, son fils et son oncle, qui est d’ailleurs le trésorier du comité.”

"[…] Nul ne sait aujourd’hui s’il est vrai ou non que Samari et l’autre fontainière “mangeaient” autrefois l’argent du forage. Mais la plupart de gens sont en tout cas persuadés que les 6 vieillards utilisent à leur profit la caisse dont ils ont maintenant la maîtrise et dont ils ne rendent aucun compte.

"“Tout le monde est d’avis que présentement la pompe fait rentrer beaucoup plus d’argent, seulement cet argent ne profite qu’à un petit groupe de vieillards qui gèrent la pompe à leur manière. Normalement le chef de village a le droit de les faire partir, il a la possibilité d’exiger qu’ils fassent la lumière, il ne le fait pas” (un jeune du quartier)."

BIBLIOGRAPHIE

· Désille, D., L’Expérience d’un dispositif de suivi et d’appui auprès des adductions d’eau potable en milieu rural au Mali, Paris, AFVP, CCAEP/DNH, p. 17-18, 2001.
· Etienne, J., Formes de la demande et modes de gestion des services d'eau potable en Afrique subsaharienne : spécificités des milieux semi-urbains, thèse de doctorat, Paris, Ecole nationale des ponts et chaussées (ENPC), 1998, p. 139-157.
· Olivier de Sardan, J.-P., Y. Diallo et A. Elhadji Dagobi, La Gestion des points d’eau dans le secteur de l’hydraulique villageoise au Niger et en Guinée, Paris, AFD (rapport non publié), 2000, p. 13-15.
· Shadyc-Gril, Une Anthropologie politique de la fange, Programme Gestion durable des déchets et de l'assainissement urbain, Marseille/Ouagadougou, 2002.
· Whittington, D., Possible Adverse Effects of Increasing Block Water Tariffs in Developing Countries, Chicago, University of Chicago, 1992.
· Water and Sanitation Program (WSP) – Public Private Infrastructure Advisorry Facility (PPIAF), Nouvelles formes de transactions pour l’eau et l’assainissement, Washington (2002), p. 29-49.

NOTES

[*]Agence française de Développement (AFD), Paris.

http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=AFCO&ID_NUMPUBLIE=AFCO_205&ID_ARTICLE=AFCO_205_0103

Tuesday, 23 June 2009

Central Africa's 'most beautiful waterfall' under threat

Described as the most beautiful waterfall in Central Africa, Gabon's Kongou Falls are also at the heart of an environmental controversy that some believe has far-reaching implications for conservation in the country. Kongou has apparently been earmarked as the site for a hydro-electric dam to power the Bélinga project, a 3.5 billion dollar initiative to mine iron ore in north-eastern Gabon that is being carried out with financing from Chinese firms in a consortium headed by CMEC.

Work on Bélinga is scheduled to get underway before the end of the year, with the first cargo of ore making its way to China by 2011. China will be the sole client of the project, which also involves the construction of 560 kilometres of railroad and a deepwater port. In addition, some 30,000 jobs are said to be in the offing. Such figures understandably galvanize politicians in a country looking to diversify its economy in the face of dwindling oil revenues, long the economic mainstay of Gabon.
But, conservation groups fear the construction of a dam at Kongou, located in the Ivindo National Park, could have a negative effect on this forest environment.

While an official decision on the hydro-electric site is still pending, Brainforest - a non-governmental organisation (NGO) based in the Gabonese capital, Libreville - claims in the Sep. 1 issue of 'Brainforest Info' that the director-general of energy and hydraulic resources has confirmed the choice of Kongou. The concerns of the conservation groups were laid out in a document presented to President Omar Bongo towards the end of September under the auspices of a coalition called Environnement Gabon (Environment Gabon).
The groups question why a decision on dam location appears to have been made before an environmental impact assessment of construction was undertaken, as required by law.

The statement further calls on the Ministry of Mines to make public the feasibility study which indicates that about 30,000 jobs stand to be created. Of these jobs, it asks, "how many are reserved for the Gabonese, when we know the natural tendency for Chinese firms...to bring in, extensively, workers from their country...?" Furthermore, "if we consider the state of impoverishment of most Gabonese, in spite of significant oil, mining and logging revenues, we may think that it will be the same for revenues from the iron exploitation of Bélinga!"

Gabon's oil sector has been surrounded by allegations of corruption, and claims that oil revenues have not fully benefited the country's citizens. Conservation groups suggest that the dam rather be built at the Tsengué-Lélédi falls, a site recommended in a study dating back to the 1960s that was carried out by Electricité de France (Electricity of France), a public enterprise. They claim that construction of the dam at this site would be cheaper, and more beneficial for local communities.

The Tsengué-Lélédi falls are located outside the Ivindo park. But, they are also further away from Bélinga - an added distance that will increase project costs, says Mines Minister Richard Auguste Onouviet. He claims that about 1.2 billion dollars are needed to build a dam at Tsengué-Lélédi and 435 million dollars to conduct electricity from this location to the Bélinga mine, compared to 754 million dollars for construction at Kongou.
Other points raised in the September statement include concerns about how the contract for the Bélinga project has yet to be made available for public consideration.

Government reportedly views the environmental groups as puppets for Western multinationals opposed to China's exclusive involvement in the project. In addition, officials are encouraging demonstrations in support of the Bélinga project. These have taken place throughout the country under the slogan "Bélinga Will Go Ahead". But, says the Environnement Gabon statement, "The question is not whether this iron mine must be exploited or not, as it will be exploited at some time or other." "The question is rather how will this exploitation be carried out? In a completely uncontrolled way and going against a policy of sustainable development? Or, in a way that is transparent, considered and that meets the criteria of sustainable development?"

Certain environmentalists believe that construction of the dam will also lead to the declassification of Ivindo National Park, opening the door to commercial exploitation of Gabon's 12 other parks. These reserves were only created in 2002, when government made a decision to set aside about 10 percent of national territory for conservation.

The country's sole national maritime park, a home to whales and marine turtles, is already under threat: a permit has been issued to the Chinese petrol firm Sinopec to prospect for petrol in this conservation area. In a development that may have given hope to conservations groups, Deputy Environment Minister Georgette Koko recently ordered Chinese investors to stop work on a road leading to the Kongou falls that was linked to the hydro-electric project.
For their part, the Chinese companies funding Bélinga have remained silent. Trade between Africa and China has increased substantially in recent years as the Asian giant has turned to Africa in search of raw materials to fuel its economic growth.

However, China has been accused of disregarding human rights and environmental concerns in its efforts to secure African resources. Gabonese NGO representatives have agreed to take part in a commission that has been put in place to address the Bélinga controversy. But, they say they will not allow themselves to be silenced on this issue.

http://www.afrika.no/Detailed/18445.html

Africa weather information network launched by UN, public-private partnership

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About 5,000 new automatic weather stations are set to be deployed across Africa, under a climate change initiative announced today by the United Nations World Meteorological Organization (WMO), the Global Humanitarian Forum, the Earth Institute at Columbia University, and mobile telecommunications companies Ericsson and Zain. The innovative public-private partnership launched the "Weather Info for All" initiative to improve Africa's weather monitoring network in the face of the growing impact of climate change.

Sub-Saharan Africa is the region facing the most immediate risk of droughts and floods due to climate change, according to a recent Global Humanitarian Forum report. Agricultural yields in some areas are expected to fall by 50 per cent as early as 2020. The 5,000 automatic weather stations will be installed at new and existing mobile network sites throughout Africa over the coming years, aiming to increase dissemination of weather information via mobile phones that can reach the continent's most remote communities. At the launch in Geneva, former UN Secretary-General Kofi Annan, President of the Global Humanitarian Forum, said "This is a great example for twenty-first century collaborative humanitarian and development work between public and private sectors."

Through its Mobile Innovation Center in Africa, Ericsson will develop mobile applications to help communicate weather information developed by National Meteorological and Hydrological Services (NMHSs) via mobile phones. "The massive growth of mobile subscribers in Africa is the perfect opportunity for the telecoms community to collaborate with national partners to strengthen weather networks and systems across the continent," said Carl-Henric Svanberg, President and CEO of Ericsson. The initial deployment, already begun in Zain networks, focuses on the area around Lake Victoria in Kenya, Tanzania and Uganda.

The first 19 automatic weather stations installed will double the weather monitoring capacity of the Lake region. "Once the switch is turned on, a flow of extensive weather data will become available throughout Africa, with benefits extending from the national policy makers to the smallholder farmers," said Jeffrey Sachs, head of Columbia University's Earth Institute.

Approximately 70 per cent of Africans rely on farming for their livelihood. Meteorological information will become increasingly critical as changing weather patterns render obsolete traditional knowledge relating to agriculture that African farmers have relied on for centuries. "For food production, almost every decision is linked to weather, climate and water parameters," said Michel Jarraud, Secretary-General of the WMO. "Working through NMHSs, WMO will identify weather information needs, advise on technical requirements and help disseminate the information. This initiative may prove to be one of the most important for African meteorology in decades."

http://www0.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=31193



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Tuesday, 16 June 2009

SUSTAINABLE DEVELOPMENT IN AFRICA

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WORLD SUMMIT ON SUSTAINABLE DEVELOPMENT (WSSD)JOHANNESBURG, AUGUST 26 - SEPTEMBER 4, 2002

Welcome to the World Summit Web Site of the Heinrich Boell Foundation. This Web Site wants to provide you with basic information about the World Summit, outline its main policy issues and present civil society activities in the run up to and during the summit, as well as analysises of the summit outcomes.

"With the world's most powerful governments fully behind the corporate globalisation agenda, it was agreed even before the Summit that there would be no new mandatory agreements. Rather the focus was to be on implementation of old agreements, mainly through partnerships with the private sector. In other words, those aspects of sustainability that are convenient for private sector would be implemented." Kenny Bruno, CorpWatch ++ [ The Earth Summit's Deathblow to Sustainable Development; CorpWatch article; September 4 ]
http://www.worldsummit2002.org/

Sustainable Development and Climate change in South Africa:

http://developmentfirst.org/Studies/SouthAfricaCountryStudies.pdf

Sustainable development in North Africa: experiences and lessons
http://www.uneca-na.org/anglais/seminaires/Aide%20memoire_English%20_DD1107_V3_.pdf

MEETING THE CHALLENGES OF IMPLEMENTING INTEGRATED AND SUSTAINABLE DEVELOPMENT
IN AFRICA: AGRICULTURE AND WATER

http://www.google.co.uk/search?q=Africa+Sustainable+Development&hl=en&num=100&newwindow=1&start=100&sa=N

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Friday, 12 June 2009

Climate Change News update

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1.United Nations Framework Convention on Climate Change
Countdown to Copenhagen:
http://unfccc.int/2860.php

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2.Accra Climate Change Talks 2008
The latest round of United Nations climate change negotiations took place in Accra, Ghana, from 21-27 August. The Accra Climate Change Talks took forward work on a strengthened and effective international climate change deal under the UN Framework Convention on Climate Change, as well as work on emission reduction rules and tools under the Kyoto Protocol. This is part of a negotiating process that will be concluded in Copenhagen at the end of 2009. Over 1600 participants attended the Accra meeting, which was the third major UNFCCC gathering this year.The venue for the sessions was the Accra International Conference Center (AICC). A limited number of side events and exhibits focused on the Accra Climate Talks took place.
http://unfccc.int/meetings/intersessional/accra/items/4437.php
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3.African countries ask for climate change funding
UN: Africa needs at least $1 billion a year to manage the effects of climate change such as sinking islands, changing farming techniques and relocating people from areas affected by extreme weather.

AP/Michael von Bülow 02/06/2009 10:30

Africa contributes little to global warming but suffers disproportionately from its effects, the continent's environment ministers said Friday, calling for more money and support from rich nations ahead of a landmark climate conference. The ministers, meeting in Nairobi, said they will ask for funding from rich nations at December's U.N. conference in Copenhagen of 190 countries. They did not give a figure, but the U.N. says Africa needs at least $1 billion a year to manage the effects of climate change such as sinking islands, changing farming techniques and even relocating people from areas affected by extreme weather. Buyelwa Sonjica, South Africa's water affairs and environment minister, said she wants "stronger leadership from the developed world ... I am not sure it is there yet." In recent years, Africa has begun to experience the effects of a swiftly warming planet, exacerbating an already existing litany of woes on the world's poorest continent. (Photo of Buyelwa Sonjica: Scanpix/AFP)
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AP: African officials ask for climate change funding
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4. African environment ministers reach significant climate change accord – UN
29 May 2009 – The United Nations Environment Programme (UNEP) today announced a landmark agreement reached by over 30 African ministers to mainstream climate change adaptation measures into national and regional development plans, policies and strategies.
The Nairobi Declaration adopted at the Special Session of the African Ministerial Conference on the Environment (AMCEN) aims to ensure adequate adaptation to climate change in the areas of water resources, agriculture, health, infrastructure, biodiversity and ecosystems, forest, urban management, tourism, food and energy security and management of coastal and marine resources.
The Declaration also calls on the international community to support the continent in implementing climate change programmes while at the same time achieving sustainable development, with an emphasis on the most vulnerable, such as women and children, who bear the brunt of the impact of global warming.
“Africa’s environment ministers have today signalled their resolve to be part of the solution to the climate change challenge by forging a unified position, within their diversity of economies, in advance of the crucial UN climate change convention meeting in Copenhagen in just 192 days time,” said UNEP Executive Director Achim Steiner.
The head of UNEP, which hosts the AMCEN secretariat, added that the “development prize for Africa is an acceleration of clean and renewable energy projects and payments for carbon-storing ecosystems from forests up to eventually perhaps dry land soils, grasslands and sustainable agriculture.”
Mr. Steiner stressed that Africa has “shouldered its domestic and global responsibilities. It is now time for other continents and countries, especially the developed economies, to now seriously shoulder theirs.”
According to UNEP, Africa has the lowest per capita greenhouse gas emissions rate, but bears the highest impact of climate change. It is predicted that some African countries will suffer reduced harvests of up to 50 per cent from rain-fed agriculture by 2020. During the same timeframe, between 75 million and 250 million people are expected to be exposed to increased water stress due to changes in the continent’s environment.
Since the Kyoto Protocol – a UN treaty designed to limit greenhouse gas emissions – was drawn up in 1997, there has been some progress in acknowledging the need to support adaptation in developing countries. However, little has been done, with the cost of adaptation in Africa estimated between $1 billion to $50 billion per year.
The AMCEN gathering brought around 300 African negotiators, high-level experts, civil society organizations and ministers together with a view to work towards a shared vision on climate change and develop a single African voice in Copenhagen and to advance the continent’s interests in negotiations for the climate change regime beyond 2012, when the Kyoto Protocol expires.
The Declaration highlights the need for a coherent financial mechanism to battle climate change, with equitable governance and simplified access procedures.
In this regard, African ministers are advocating for the improvement and modification of the Clean Development Mechanism (CDM) in order to ensure equitable geographical distribution of projects that contribute to sustainable development efforts on the continent.
They are also calling for the expansion of eligible categories to benefit from carbon credits and other international incentives to include sustainable land use, agriculture and forest management, in order to promote agricultural productivity in a way that improves resilience and adaptation to climate change.
They recommend that the Group of Eight (G-8) industrialized nations implement the recommendation to create a regional climate centre in Africa to improve climate risk management and to carry out the regional strategy for disaster-risk reduction.
As well as pressing for modification in the CDM and other international incentives – such as carbon credits – to include sustainable land use, agriculture and forest management, the ministers called on developed countries to set ambitious targets to reduce their emissions by 2020.
http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=30965&Cr=climate+change&Cr1

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5.Africa to present common voice at climate conference

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African countries are expected to present a common voice at the forthcoming conference on climate change to be held in December in Copenhagen, Demark, a Nigerian official said in Abuja on Wednesday.

Victor Fodeke, Head of the Climate Change Special Unit in the Federal Ministry of Environment, said Nigeria's position on climate change is not different from the position of most African countries.

He said presenting a common voice at the talks is necessary for African countries, which, like other developing countries, contribute a meager 3 percent of green house gases but are the most vulnerable to the impact of climate change.

Fodeke said Africa's position at the conference would be geared at strengthening the continent's resolve to adapt to policies that would help it to curtail the adverse impact of climate change.

He said such policies should be proactive, in order to help the continent manage the adverse consequences of climate change.

Fodeke added that to mitigate the effects posed to Africa by climate change, African leaders have to reach the conclusion that four issues must be addressed in the efforts to combat climate change.

He listed the issues as adaptation, mitigation, capacity building and technology transfer.

Fodeke said the issues would constitute the four pillars in negotiations with developed countries to assist African countries absorb the impact of climate change, and challenge the developed nations to honor their commitment to Africa.

"It is important for developed countries to make short term commitments to Africa that are measurable, verifiable and reportable,'' the News Agency of Nigeria quoted him as saying.

The climate change expert said unlike the developed nations, Africa does not possess the technology and know-how to absorb the adverse impact of climate change.

"That is why Africa is more vulnerable to climate change, because it does not possess the capacity and technology to tackle its adverse impact,'' he added.

(Xinhua News Agency June 11, 2009)
http://www.china.org.cn/environment/news/2009-06/11/content_17927158.htm

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6.Statement to the Special AMCEN Session on Climate change

by Mithika Mwenda, PACJA Coordinator

Your Excellency the President of the African Ministerial Conference on the Environment;

Distinguished Delegates;

The able Secretariat of UNEP/ROA;

Ladies and Gentlemen;

The Pan African Climate Justice Alliance is delighted to have the opportunity to address this important Forum in such a historic and important year as we marshal our troops to win a climate change deal in Copenhagen that assures vulnerable people in Africa descent livelihoods.

Achieving a deal that is fair, equitable, ecologically just and adequate will not be easy, but it is almost indispensable. Copenhagen, thus, must be a key turning point for climate justice – a crucial milestone on the journey to stabilizing the Earth’s climate and securing the rights and aspirations of all people.

The injustice of climate change in Africa

The global impacts of, and responsibilities for, climate change are unequally shared. The tragic irony is that those with the least responsibility for climate change stand to suffer most from current and future consequences. Without intervention, climate change is likely to exacerbate existing global inequalities. The developmental gains secured in Africa are at risk of being wiped out and the challenge of achieving sustainable development, particularly the Millennium Development Goals, will become even more difficult and urgent.

The 53 African countries are responsible for less than 4% of global emissions and have over 15% of the global population. The developed countries have emitted almost three quarters of all historical emissions but they represent less than one fifth of the world’s population. Africa is not historically responsible for climate change, but must all take responsibility for responding to its impacts and demanding climate justice from developed nations.

Gender

Climate change impacts men and women differently. The majority of the poor in Africa are women, and we believe that women are the most vulnerable to the impacts of climate change. It is our submission that climate change response strategies need to take the specific needs of women into account – this must go beyond rhetoric and become a fundamental and practical element of all African climate change response strategies and actions.

Calling on Annex 1 Mitigation action

PACJA believes that the proposals by developed countries in the climate negotiations, on both mitigation and adaptation, are inadequate. They seek to pass on the costs of adaptation and mitigation, avoiding their responsibility to finance climate change response efforts in Africa. As the basis of a fair and effective climate solution, we call on Annex 1 countries to acknowledge and repay the full measure of their climate debt to African countries. We also call on Annex 1 countries to collectively agree to cut their emissions to at least 45% below 1990 levels by 2020 and at least 90% by 2050 - with all reductions to be achieved within those countries, not through carbon offsetting.

We note with concern that the draft declaration for this AMCEN meeting only refers to emissions cuts that are “towards the upper end of the 25-40% range”, once more leaving a loophole to be exploited by those who are not interested in taking action.

Adaptation

PACJA would like to highlight the following points:

Adaptation finance must be additional to existing ODA commitments and in the form of grants and not loans.
Adaptation should foster the realisation of fundamental human rights and should build social, economic and environmental resilience.
The financial governance of adaptation funds must be representative, robust and accountable and under the auspices of the UNFCCC. The governance structure should include civil society representation.
Furthermore, Africa is one of the world’s most important reservoirs of soil and other terrestrial carbon, estimated to account for at least 20% of the world’s entire stock of forest carbon and a great share of its agricultural carbon with very large potential for additional sequestration and other mitigation efforts.

We recommend that the programmmes and the structures currently being developed, including the proposed mechanism for crediting reduced emissions from deforestation and forest degradation (REDD) be suited to the conditions that prevail in Africa. It is essential to ensure synergy between REDD and the full range of agriculture, forestry and other land uses (AFOLU). Further more, deforestation and other land uses change are currently estimated to account for over 30% of green house gas emissions.

The Global Environment Facility (GEF)

PACJA realises that while new funding mechanisms are being put in place, some interim measures will have to exist. If the GEF is to be used as one of the interim financing mechanisms, its governance must be given a significant and rapid overhaul to make it more efficient and easier to access. There is widespread frustration with, and distrust towards, the GEF in Africa. One member of our alliance related that in his country, people joke that it is easier to get a camel through the eye of a needle than it is to get money out of the GEF.

African Governments’ support for climate change negotiations and national action

The recent global financial crisis and enthusiasm with which the developed nations responded with generous bail outs and other rescue measures demonstrate their capacity to deal with emergencies. However, their reluctance to exhibit similar response to the climate-induced catastrophes in Africa clearly shows their lack of good faith. Our negotiators must not fail to bear that in mind while dialoguing for a post-2012 climate change agreement.

Recognizing that African governments are the primary duty bearers for our peoples, PACJA urges them to demonstrate leadership on climate change by:

Developing an international engagement strategy that puts pressure on the industrialized countries primarily responsible for historic emissions to repay their adaptation debt to developing countries by committing to full financing and compensation for the adverse effects of climate change on all affected countries, groups and people;
Ensuring that our climate change negotiation teams are well supported and resourced, both financially and in terms of skilled experts.
Ensuring consistency and continuity of skilled African negotiators at UNFCCC meetings.
Urgently establishing and implementing national climate change strategies in a consultative, multi-stakeholder manner, ensuring buy-in from all ministries. These strategies must be gender sensitive.
Ensuring that climate change is mainstreamed in all national developmental agenda.
Madam President, distinguished delegates, Ladies and Gentlemen, PACJA thanks AMCEN and the African Group of negotiators for their continued effort and leadership in consolidating a common negotiating position, which, no doubt, will tilt the scale towards a pro-people agreement once the community of nations gather in Copenhagen later in the year. We have the numbers, and this is the time to put them into use. The African civil society, and indeed the people of Africa, will be watching the run up to Copenhagen and the work of our delegations and Governments with keen interest and expectation. PACJA is willing to constructively engage with you, and continually contribute to this effort wherever possible, and wherever called upon to.

Thank you.
http://www.unep.org/roa/Amcen/Amcen_Events/3rd_ss/Docs/Speeches/PACJA.pdf

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• Global Climate
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Les effets du réchauffement climatique

1.Conférence des Nations Unies sur le Changement climatique

A quelles conséquences pouvons-nous nous attendre, et que pouvons-nous faire?

http://fr.cop15.dk/frontpage


2.Les effets du réchauffement climatique sur la santé : Les pays en développement sont les plus vulnérables

Dans son résumé à l’intention des décideurs, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) indique que l’augmentation des concentrations de carbone de dioxyde (CO2) dans l’atmosphère est principalement due à l’utilisation de combustibles fossiles et, dans une moindre mesure mais qui est toutefois importante, aux changements d’affectation des terres.

Le documentaire réalisé par l’ancien Vice-président des États-Unis, Al Gore, Une vérité qui dérange, a également attiré l’attention du public sur le changement climatique et explique comment l’utilisation des combustibles fossiles, comme le charbon, le gaz et le pétrole, a augmenté les quantités de carbone de dioxyde dans l’atmosphère. Le réchauffement climatique peut donner lieu à de graves modifications de l’environnement et avoir des conséquences sur la santé humaine. Il peut également entraîner une élévation du niveau des océans, menaçant les zones côtières et provoquant des modifications des précipitations, augmentant les risques de sécheresse et d’inondations, constituant une menace pour la biodiversité. Les effets sont déjà perceptibles dans des régions comme au Nunavut, au Canada, où les chasseurs inuits font face à des problèmes de survie causés par diminution de l’épaisseur de la couche de glace. L’explorateur Will Steger rend compte des difficultés auxquels les chasseurs de l’île de Baffin sont confrontés, risquant leur vie pour s’approcher des animaux.

En plus des effets visibles sur les modes de subsistance des populations, le réchauffement climatique risque d’avoir un impact fort et direct sur la santé humaine. Ce sont les régions qui ont le moins contribué au réchauffement climatique qui sont les plus vulnérables aux maladies causées par la hausse des températures et qui risquent de voir le nombre de décès augmenter. Les côtes qui bordent l’Océan Pacifique, l’océan Indien et l’Afrique subsaharienne sont les plus menacées par les effets du réchauffement climatique.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rapporte que le changement climatique est responsable d’au moins 150 000 décès par an, chiffre qui devrait doubler d’ici à 2030. Parmi les conséquences graves dues au réchauffement climatique, on peut citer :

Maladies infectieuses. Selon le GIEC, le réchauffement climatique aura des répercussions sur la santé des populations vivant dans les régions tropicales. En Afrique par exemple, la hausse des températures favorise la prolifération de moustiques et les populations seront davantage exposées à des maladies comme le paludisme, la dengue et d’autres infections transmises par les insectes. Ces effets sont également perçus dans d’autres pays. Des cas de paludisme ont été déclarés aux États-Unis, et le Royaume-Uni a enregistré en 2006 plusieurs cas de la maladie des légionnaires — une infection pulmonaire causée par une bactérie que les scientifiques attribuent au réchauffement climatique. Selon l’OMS, au Royaume-Uni et en Europe, le réchauffement climatique provoquera une augmentation des maladies transmises par les insectes. Les pays comme l’Azerbaïdjan, le Tadjikistan et la Turquie sont probablement déjà des pays à haut risque de paludisme. Toutefois, la capacité d’adaptation aux changements de température varie d’une région à l’autre. Les sociétés riches peuvent recourir aux avancées technologiques en utilisant par exemple des climatiseurs plus puissants et en construisant des maisons mieux conçues pour bloquer la chaleur. En revanche, les pays en développement manquent non seulement du savoir-faire mais aussi des ressources et des systèmes de santé publique nécessaires pour prévenir ces flambées.

Vagues de chaleur. Les périodes prolongées de températures anormalement élevées peuvent également avoir des effets graves sur les populations vulnérables, comme les personnes âgées et les malades. Cela s’est déjà produit en Europe durant la vague de chaleur de 2003 qui a fait environ 35 000 morts. Dans une étude réalisée par le Hadley Center for Climate Prediction and Research au Royaume-Uni, des scientifiques ont démontré à l’aide de modèles informatiques que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté l’apparition des vagues de chaleur. Les effets les plus courants sont l’hyperthermie ou coup de chaleur pouvant causer la mort si elle n’est pas traitée. Selon le GIEC, les jours chauds et les nuits chaudes seront plus fréquents.
Perte de la productivité agricole. Le réchauffement climatique peut provoquer des sécheresses qui risquent d’aggraver les conditions de vie des populations, en particulier en Afrique. Selon le Fonds mondial pour la nature, le changement climatique pourrait avoir un impact considérable sur le régime des précipitations, la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau de millions de personnes. Selon le rapport du GIEC, d’ici à 2020, 75 à 250 millions de personnes vivant en Afrique n’auront plus accès à un approvisionnement adéquat en eau et seront confrontées à une pénurie alimentaire, avec une baisse de la productivité agricole de l’ordre de 50 %. L’élévation des températures pourrait causer une pénurie alimentaire affectant 130 millions de personnes en Asie et avoir des conséquences graves sur la population africaine.

Asthme et autres maladies respiratoires. Les personnes ayant des problèmes cardiaques sont plus vulnérables à la hausse des températures, en particulier celles qui vivent déjà dans des régions chaudes, car leur système cardiovasculaire doit fonctionner à un niveau de pression plus élevé afin de garder la température du corps à un niveau normal. Les températures élevées augmentent également la concentration d’ozone, ce qui peut endommager le tissu pulmonaire et causer des complications chez les asthmatiques et les personnes souffrant de maladies respiratoires.

Des scientifiques et des activistes écologiques ont souligné que le réchauffement climatique constituait également une menace pour la sécurité nationale, affectant la sécurité alimentaire et favorisant les conflits qui concernent l’accès aux ressources. Lors du débat du Conseil de sécurité de l’ONU consacré à l’énergie, à la sécurité et au climat, la Ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni, Margaret Beckett, a estimé que le réchauffement climatique constituait un risque en matière de sécurité. Malgré l’opposition de certains membres du Conseil, comme la Fédération de Russie et la Chine, elle a fait valoir que l’atteinte aux besoins de base dans les pays pauvres due au changement climatique pouvait augmenter les risques de conflit. De même, le Président ougandais Yoweri Museveni a qualifié le changement climatique d’un « acte d’agression des riches contre les pauvres ».

De nombreux pays ont réalisé la gravité des conséquences, ce qui est un point positif. La Cour suprême des États-Unis a ordonné au gouvernement fédéral de prendre des mesures pour réglementer les émissions de CO2. Des manifestations ont lieu dans de nombreuses villes américaines, comme Boston et New York, afin d’inciter le gouvernement à réduire de 80 % les émissions de carbone de dioxyde d’ici à 2050. Aux États-Unis, 1 300 événements ont été organisés sous la banderole de l’association « Step It Up 2007 ». En Australie, les habitants et les entreprises de Sydney ont éteint les lumières, un geste pour attirer l’attention sur le réchauffement climatique. De même, les entreprises comprennent la nécessité de mettre en œuvre des mesures respectueuses de l’environnement. Le groupe de boissons mondial PepsiCo a annoncé son intention d’acheter un milliard de kWh de crédits d’énergie renouvelable sur les trois prochaines années. Toutefois, la réduction des effets du réchauffement climatique ne pourra pas avoir lieu sans l’engagement des pays qui émettent la plus grande quantité de gaz à effet de serre.
http://www.un.org/french/pubs/chronique/2007/numero2/0207p48.html

3.Quelle somme pour financer l’adaptation au changement climatique ?

JOHANNESBOURG, 20 mai 2009 (IRIN) - A six mois à peine du sommet de Copenhague, en écembre, à l’occasion duquel les pays devront conclure un accord sur le changement climatique, un important rapport recommande de mobiliser des fonds supplémentaires (en sus de l’aide au développement) pour aider les pays pauvres à s’adapter à l’évolution du climat.

Ce rapport, intitulé Closing the Gaps: Disaster Risk Reduction and Adaptation to Climate Change in Developing Countries Combler les lacunes : Réduction des risques de catastrophes et adaptation au changement climatique dans les pays en voie de développement, a été rédigé par la Commission internationale sur le changement climatique et le développement (CCCD), créée en 2008 par le gouvernement suédois et présidée par Gunilla Carlsson, ministre suédoise de la Coopération pour le développement international.

Le rapport recommande une approche en deux étapes, dont la première consisterait, pour les pays riches, à mobiliser rapidement entre un et deux milliards de dollars pour aider les pays les plus vulnérables aux répercussions du réchauffement climatique : les petits Etats insulaires à faible revenu et, en particulier, les pays d’Afrique.

« Cette approche progressive vise à pallier le manque de confiance qui existe entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement », peut-on lire dans le rapport. « La deuxième étape consisterait à créer, à l’issue de négociations sur le climat, un système efficace pour financer l’adaptation ».

L’Aide publique au développement (APD) accordée par les pays riches et autres fonds publics « ne permettront probablement pas de fournir l’ensemble des ressources nécessaires pour financer les efforts d’adaptation de tous les pays en voie de développement, à long terme », selon la CCCD. En outre, la récession mondiale risque de réduire les fonds disponibles.

Les fonds consacrés au financement de l’adaptation au climat et la réallocation d’une partie de l’APD à cette fin représentent un point important du débat sur l’élaboration d’un nouvel accord, destiné à remplacer le protocole de Kyoto (l’accord international sur la réduction des émissions, nuisibles, de gaz à effet de serre) lorsque celui-ci arrivera à échéance, en 2012.

Conformément au principe « pollueur payeur », les pays industrialisés sont tenus d’aider les pays en voie de développement à s’adapter au changement climatique, mais ces derniers, ainsi que les lobbies verts, s’inquiètent à l’idée que les fonds essentiels accordés dans le cadre de l’APD ne soient réalloués au financement de l’adaptation.
Une question d’argent

Il est noté dans le rapport que l’APD s’élevait à un total de 104 milliards de dollars en 2007, et selon les estimations de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), sise à Paris, l’on peut considérer que plus de 60 pour cent de cette aide contribue à financer l’adaptation au climat.

« Evidemment, augmenter l’APD permettrait à la fois de financer l’intégration de la question climatique à l’aide au développement et de consacrer des fonds plus importants à l’adaptation. Le rôle que doit jouer l’APD dans le financement de l’adaptation au climat doit être défini ».

Selon M. Hill d’Oxfam, toutefois, les coûts d’adaptation devraient être estimés en fonction des évaluations scientifiques les plus récentes ; celles-ci ont en effet montré que les précédentes étaient extrêmement insuffisantes.

M. Hill a ainsi cité un récent article, écrit par Martin Parry, ancien président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), un organisme scientifique international, et deux co-auteurs, et paru dans Nature magazine : « Il a été estimé, dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qu’il faudrait 50 milliards à 170 milliards de dollars par an (valeur actuelle) d’ici à 2030 ».

Les auteurs ont également noté que « cela ne représente qu’un vingtième des dépenses actuellement consacrées au développement de nouvelles infrastructures dans le monde, et un dixième du coût prévu de la réduction des émissions ».

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportID=84472
4. LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : SES CONSEQUENCES POUR LES PAYS PAUVRES
ET LES POLITIQUES PREVENTIVES

Nous savons tous que le réchauffement climatique est dû aux gaz à effet de serre
qui sont rejetés par les activités humaines à savoir l’industrie, le transport, l’habitat,
l’agriculture, la déforestation, et qui sont piégés dans l'atmosphère.

http://www.pronatura.org/archives/rechauffement.pdf

5.Changement climatique: le nouveau visage de l'Afrique

La transformation rapide du paysage de l'Afrique a été porté à l'attention générale par la publication d'un atlas du Programme des Nations Unies pour l'environnement, le PNUE.
Le document de 400 pages, également disponible sur internet, souligne les changements importants dans chaque pays africain.
Outre les effets du réchauffement climatique, l'atlas fait aussi état des conséquences de l'urbanisation galopante à Dakar, au Sénégal, de la déforestation à Madagascar et de la construction des routes en République démocratique du Congo.
http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2008/06/080613_eco_africa.shtml

L’adaptation au changement climatique est peut être la meilleure solution pour les agriculteurs

L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont déjà touchées par le changement climatique.
• L’adaptation agricole repose sur l’utilisation d’outils aussi vieux que les charrues et aussi récents que les ordinateurs.
• Les gouvernements et les agences de développement font partie de la solution.

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/AFRICAINFRENCHEXT/0,,contentMDK:21738256~menuPK:594527~pagePK:2865106~piPK:2865128~theSitePK:488775,00.html

Saturday, 6 June 2009

Sustainable Forest Management in Africa

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1.Lessons Learnt on Sustainable Forest Management in Africa

DR. J. ODERA,National Museums of Kenya, Nairobi, Kenya, July 2004

The search for sustainable methods of land use goes back to the 1950s when planned community development thrusts were introduced but later abandoned in the 1960s. In the late 1960s to early 1970s the concept of equity and participation re-emerged, to be buttressed a little later by the concept and approaches based on integrated rural development projects. This period was also dominated by campaigns to avert an impending fuelwood crisis in Africa. These projects promoted tree planting on-farm and reforestation of degraded community forests on hilltops and areas of low agricultural potential. In response to the outcry over the loss of tropical forests in Sub-Saharan Africa (SSA), many countries,with donor support, attempted in the 1970s and 1980s to bring more forests under state tenure and protection, and urged farmers to plant trees in their farms to relieve pressure from natural forests. Rural development initiatives focused on decentralisation, following recognition that centralised forest regimes, which exclude local knowledge and customary practices, were not achieving sustainable forest management. During this time, the heightened concern about energy supplies, following the energy crisis in
1973, created an awareness of developing countries’ dependence on wood for cooking and other household needs. Increased investments were directed to development of improved charcoal and cooking stoves. Forest plantation programmes were intensified in many countries during this period, normally with donor
support.

http://www.ksla.se/sv/retrieve_file.asp?n=745

2.Conservation and sustainable management of tropical moist forest
ecosystems in Central Africa.
Case study of exemplary forest management in Central Africa: Community forest management at the Kilum-Ijim
mountain forest region Cameroon

Because of the important role of the Kilum-Ijim Forest in local economy and culture, forest conservation, to be successful, must involve local people and address their needs. Recognising this, MINEF and the project agreed to shelf the original plans to gazette thewhole forest and work towards the establishment of community forests covering most of the Kilum-Ijim Forest, with a core gazetted conservation area at the center of the forest (Plant life Sanctuary). This was made possible by the new Forestry law of 1994, which allowed for the establishment of legally recognized community forests, in which management of a forest can be devolved to the communities bordering the forest, on the basis of an agreed forest management plan.

Thus, since 1994, the project has been working with communities
surrounding the forest for the establishment of legally recognized community forests that will cover most of the Kilum-Ijim Forest. During the previous phase of the project, which ran from July 1995 to June 2000, project efforts were focused on assisting Forest Management
Institutions established by the forest-adjacent communities to go through the legal steps needed for the legal attribution of their community forests. A crucial part of the process involved negotiation of forest use limits based on MINEF conservation objectives for the
forest and local use objectives by the communities around the forest. On this basis, the project facilitated a meeting bringing together Divisional MINEF staff, traditional authorities and community representatives from all three fondoms in which forest-wide rules were agreed. All simple management plans for the individual community forests would take into consideration these rules. Currently, the project is in its final (winding down) phase, which is expected to end in June 2004.

ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/008/ae731e/ae731e.pdf




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